Le bio est-il plus cher ?



Dans toute l’Europe, ce sont les Allemands qui dépensent le moins d’argent en nourriture. Les habitants de la France eux sont plus conscient depuis quelques temps déjà de l’importance de bien manger, et de manger bio. Mais manger sains veux forcément dire, payer plus cher.

La question se pose alors est pourquoi les produits biologiques sont plus chers que les produits conventionnels? Ou plus précisément, pourquoi les aliments et les produits conventionnels peuvent être produits à si bas prix?

La baisse des prix ont affaiblit les petites entreprises

Depuis quelques temps déjà, le consommateur est privilégié car la hausse de prix des denrées alimentaires est inférieure au coût de la vie en général. Par contre, les agriculteurs sont laissés pour compte: les prix à la production ont baissé, tandis que les dépenses en intrants agricoles sont restées les mêmes. La baisse de leur revenus a donc entraîné une énorme pression pour rationaliser (mécanisation, emploi de  pesticide et  de produit chimique)  la production. De nombreuses petites et moyennes exploitations agricoles n’y ont pas survécut. Dans ces conditions, seules les grandes exploitations agricoles et ceux qui ont put puiser dans d’autres ressources ont continuer à exister.

Pression pour une production bon marché

L’industrie alimentaire est également soumise à une forte pression. En effet, elle est obligée d’acheter les matières premières agricoles au plus bas prix possible – tant en Europe que dans le monde entier, car en Europe du Sud et de l’Est ainsi que dans les pays en développement, il est possible de produire à moindre coût grâce à la non réglementation des salaires (salaires très bas). Il existe une forte concentration des fournisseurs dans le commerce alimentaire, ce qui a conduit à une concurrence ruineuse et à une nouvelle baisse des prix.

Cette contrainte de production, de transformation et de commercialisation à bas prix a également préparé le terrain pour les scandales alimentaires dont nous entendons parler depuis des années. Les hormones et les antibiotiques dans le veau, la peste porcine, l’ESB, les salmonelles dans la viande de volaille, le glycol dans le vin ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres.

Les coûts entraînés par les conséquences écologiques

Il faut également garder à l’esprit que les coûts environnementaux et sociaux liés à une production bon marché (traitement de l’eau potable pour éliminer les pesticides et les nitrates, consommation élevée d’énergie et de matières premières, …) sont en partie supportés par le contribuable.

En fin de compte, la nourriture achetée à bas prix est plus chère que nous le pensons, même si nous ne le payons pas directement à la caisse du supermarché.

Le bio est rentable à long terme

L’agriculture biologique produit des aliments en harmonie avec les personnes, les animaux et l’environnement. Produit par des procédés naturels, les aliments naturels nécessitent moins d’engrais et d’énergie que les aliments provenant de l’agriculture conventionnelle. Cependant, comme les agriculteurs biologiques n’ont pas eu recours au processus de rationalisation, ils doivent travailler davantage pour un même rendement. Ce faisant, ils gagnent naturellement moins de revenus pour une même production (quantité). C’est pourquoi les produits biologiques ne peuvent pas être aussi bon marché que les aliments produits de manière conventionnelle.

D’un autre côté, si de nouveaux points de vente s’établissaient plus fortement dans les canaux de commercialisation traditionnels (magasin d’aliments naturels, magasin de produits diététiques) et si l’offre dans le commerce de détails alimentaire augmentait, davantage de personnes achèteraient des produits naturels. De plus une augmentation des volumes de vente ferait en sorte de tirer le prix vers le bas.

L’avis du consommateur

Les enquêtes auprès des consommateurs montrent que le prix des produits naturels (plus élevés) sont effectivement un obstacle à l’achat. D’autres raisons étant le manque de magasin spécialisés dans ces produits naturels, le manque de disponibilité et la méconnaissance des produits. Cela signifie qu’ils ne sont pas proposés ou reconnus dans les lieux d’achats de proximité. Certains clients sont également désorientés par un trop grand nombre de détails techniques y afférents: marques, labels, fiches techniques, avis consommateurs et ne reconnaissent pas les “vrais” produits biologiques.

Il ne faut pas non plus sous-estimer le fait que de nombreuses personnes considèrent les aliments bon marché comme un signe de progrès et de niveau de vie élevé. Et ils jouissent d’une certaine “mentalité d’aubaine” : ce qui est économisé grâce à la nourriture peut être dépensé ailleurs (loisirs, soins du visage et du corps, produits cosmétiques,vacances).

Cependant, l’utilisation accrue de produits alimentaires issus de l’agriculture responsable ne semble pas être une question de revenu, mais plutôt d’appréciation de sa propre sante, de l’environnement et des aspects sociaux du système alimentaire.

Les “ménages bio” ne dépensent pas plus d’argent

Il est intéressant de noter que les “ménages biologiques”  (amis de la nature) dans leur ensemble ne dépensent pas autant d’argent pour l’alimentation que les ménages qui achètent des aliments produits de manière conventionnelle. Cela est principalement dû au fait que les “acheteurs de produits biologiques” consomment moins de viande et de sucreries dans l’ensemble et que la proportion de boissons alcoolisées et d’aliments chimiques est plus faible.

De plus, pour la comparaison des prix, les produits bio sont certes un peu plus chers, mais les produits conventionnels eux offrent plus de risque pour la santé. Ce qui fait que sur le long terme, consommer les produits arborant le label, ou le logo bio, reviendra moins cher.  L’avis des spécialistes en matière de santé et d’alimentation vas d’ailleurs vers la consommation de produit sains et naturels pour mieux vivre et en bonne santé. 

Il faut encourager le naturel

Que ce soit pour l’alimentation (pâtes, farine, lait, pain, chocolat, fruits, boissons, épicerie fine, …), les produits cosmétiques (huile, gel, produits de soins visage ou corps, …) , que vous achetiez en détails ou en gros, mieux vaux choisir les produits bio en accord avec la nature.

Plusieurs label se sont donnés comme objectif de ne commercialiser que des cosmétiques et des articles de mode, ayant une origine traçable, non testé sur des animaux et composés d’ingrédients naturels. Il faut donc encourager leurs efforts et les soins qu’ils apportent à notre panier de consommation.

Les produits naturels sont donc en passe de devenir de plus en plus accessibles. Seul l’adhésion des consommateurs ou non pourront y mettre un frein. L’adhésion et l’aval des distributeurs est aussi une nécessité dans la promotion de produits d’origine naturelle. Il faut encourager les supermarchés, le petit commerçant, magasin et épicerie de distribuer cette production.

Les Français sont certes de plus en plus axés sur les soins naturels pour bébé, et son alimentation, mais pour les produits de soins (visage et corps) des adultes, ils sont plus laxiste. 




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